Couches lavables – suite et fin ?

Avant de vous parler de la fin, pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, vous pouvez retrouver :

  • La théorie sur les couches lavables ici
  • Le détails de notre expérience après 4 mois d’usage ici
  • Il y a également des détails sur mon Instagram : Une IGTV avec des questions / réponses en particulier sur l’entretien, et des infos en story, notamment une présentation détaillées des couches en laines.

Ensuite il y a eu toute une période de croisière dont je n’ai pas parlé sur le blog :

En lavable la nuit aussi.

Vers les 4-5 mois du PetitMignon, nous étions donc environ à 70% en lavable, avec quelques jetables pour les changes à l’extérieur et pour la nuit.
Après une période à retrouver systématiquement son pyjama mouillé le matin, on s’est dit « quitte à avoir des fuites, autant se lancer en lavable la nuit ».
Comme je vous en avais parlé dans l’article précédent, c’est effectivement le système Couches Classiques + Shorty en laine que nous avons adopté pour la nuit (J’ai une story épinglée sur Instagram qui détaille tout le fonctionnement)

Et là : Grosse révélation, c’était génial ! Plus aucune fuite, grosse capacité d’absorption, peu d’odeurs. Le top !

Puis est arrivée la période du premier confinement (mars 2020), et on a été bien contents d’être en lavable à 100% à ce moment-là : nous étions en auto-suffisance sur le sujet, pas besoin de faire des commandes ou courses spécifiques pour les couches. A une période où le contact avec l’extérieur était hyper anxiogène, c’était parfait ! Ça a duré comme ça de ses 5 à 9 mois (à ce moment là il faisait dans les 7-8 kg) comme sur des roulettes.

A la diversification, ajout des voiles

Une petite évolution néanmoins à souligner : nous avons introduit à cette période des « voiles » supplémentaires : C’est un petit rectangle tout fin qu’on met à l’intérieur de la couche, sur le dessus, en contact immédiat des fesses du bébé. Il sert à recueillir les selles du bébé, pour éviter de devoir racler / rincer les absorbants touchés. Nous n’en n’avions pas eu besoin jusque là, car tant que le PetitMignon était exclusivement allaité ses selles étaient hydrosolubles, donc nous ne pré-lavions rien. Eh bien je peux vous dire qu’avec la diversification alimentaire, les selles changent, et nous n’avions pas DU TOUT envie d’y mettre les mains.

Le voile peut être lavable ou jetable, ou un peu des deux : j’avais choisi des solutions qui se lavent tant qu’il n’y a que du pipi, mais qu’on jette à la poubelle avec son contenu si besoin. Parfois, lorsque les selles sont assez dures, on peut juste jeter le plus gros dans les toilettes (ce qui est la bonne destination pour nos excréments, rappelons-le), sinon quand c’est bien collé, on prend le voile du bout des doigts et hop, dans la poubelle directement.


L’organisation en vacances

Nous sommes partis ensuite quelques semaines en vacances d’été (en 2020 donc) avec pas mal de trajets, donc on a voulu voyager léger. Nous n’avons emporté que le système couches classiques + laine, pour les dodos (sieste et nuit), et des jetables pour le reste. C’était le plus facile à gérer logistiquement. On rinçait la couche absorbante au robinet le matin ou après la sieste, puis on la mettait à laver avec notre linge. Les couches en laine, elles, ne se lavent que très peu, le séchage au soleil étant encore le plus efficace, donc ça marchait bien pour nous.

Ensuite il y a eu la crèche

En septembre 2020, le PetitMignon a donc presque 1 an et démarre la crèche 3 jours par semaine. Une crèche municipale formidable, ouverte sur la plupart de nos demandes particulières (bébé qui ne s’endort que dans les bras, qui a un régime alimentaire spécial … etc) mais pas sur les couches lavables. On a donc choisi nos combats et gardé nos couches pour les jours avec nous, soirs et week-ends.

C’est donc 4 mois supplémentaires de couches lavables à temps partiel et ça se passait bien. Quand on est passé à 4 jours de crèche par semaine, on n’a gardé les lavables que le week-end : à partir du vendredi soir, jusqu’au lundi matin, et hop, lessive de tout le paquet le lundi.
En effet, les autres jours ça voulait dire une seule couche par jour, on ne s’y retrouvait pas dans les rotations de linge, c’était une charge mentale en plus et on oubliait une fois sur deux, pas très hygiénique.


Puis on a tout arrêté

La veille des vacances de Noël, le PetitMignon a des rougeurs bizarres sur les fesses, la crèche recommande de montrer d’urgence à son médecin. Verdict : une mycose carabinée, apparue du jour au lendemain ! Et effectivement, il n’a pas l’air content, le moindre nettoyage le fait hurler. Il faudra traiter avec une crème agressive.
C’est pas grave, on passera les fêtes en jetable dans la famille. Je fais une lessive bien chaude de tout notre trousseau de couches lavables et on reprendra en rentrant. (pour préciser ici, en principe les lavables ne sont pas la cause des mycoses. En revanche, elles peuvent l’entretenir si le champignon s’y loge et qu’on les remet sans désinfecter). Mais au retour, la mycose est revenue DIRECT ! On a donc repris un traitement plus long et pendant ce temps je fais une vraie désinfection complète des couches, décrassage, plusieurs cycles très chauds et bicarbonatés.

Néanmoins, on ne les remettra jamais. Le PetitMignon a désormais une grosse appréhension du moment du change. Il se débat dès qu’on envisage de toucher sa couche, donne des coups de pied, essaie de descendre de sa table à langer. Les lavables dans ces conditions c’est pas gérable : il faut prendre le temps de poser les épaisseurs dans l’axe, de bien ajuster les bords… On a donc commandé à ce moment-là des jetables « culottes », qui s’enfilent par les pieds et non pas à scratch. Ça nous permettra de passer cette période de crise en le changeant beaucoup plus rapidement, parfois debout, parfois dans les bras, et non sans quelques bleus pour ses parents…

Puis nous avons traversé une nouvelle phase de galère, avec un retour en force de ses symptômes d’allergies (reflux, digestion difficile, nombreux réveils nocturnes, humeur affreuse… et même des plaques rouges sur le corps !). Nous sommes tous les 3 complètement au bout du rouleau, et les selles du PetitMignon sont bien moches. On décide de s’accorder la prolongation du break des lavables, le temps de comprendre ce qui se passe et retrouver un peu de sérénité.

Verdict début avril après tant d’errance médicale : le PetitMignon n’est pas « juste » allergique aux proteines de lait de vache (et les croisés) mais aussi à 6 autres aliments. On démarre donc (lui et moi, puisqu’il est toujours allaité) un régime ultra-restrictif autour de 20 aliments « surs ». C’est le confinement d’avril, nous sommes partis nous réfugier chez les grands-parents, et les couches lavables sont restées à la maison.

Je vois que le régime lui fait du bien, je me dis qu’à notre retour, on va pouvoir s’y remettre. Mais en fait non.
Au retour à la crèche en mai, l’équipe panique totalement de notre régime alimentaire, de la liste d’interdits à rallonge et surtout d’autorisés très courte. Ils ne peuvent pas prendre en charge les remplacements, il va falloir qu’on fournisse tout ses repas, midi et goûter, chaque jour de crèche.
Et là, j’ai fait mon choix : la logistique de gestion de ses repas, mais surtout la charge mentale associée (élaborer les menus, pour lui et moi, faire les courses au bon moment, les préparations.. ne jamais avoir de moment de répit parce qu’un resto ou un plat à emporter n’est pas une option) prendra trop de place dans mon quotidien. Nous laissons le sujet des couches lavables de côté, j’abandonne, je les ai même mis dans le sac des trucs à vendre.

BILAN

Au final, si on fait le bilan, nous aurons traversé plusieurs périodes différentes avec nos couches :

  • Premier mois du PetitMignon : jetables le temps de prendre nos repères
  • De 1 à 4-5 mois : 70% lavables. Jetables pour la nuit et les RDV à l’extérieur.
  • De 5 mois à 9 mois : 100% lavables.
  • De 9 à 11 mois : 30% lavables, pendant l’été et les déplacements, juste les nuits et siestes.
  • De 11 mois à 15 mois : 40% lavables, 3 jours par semaine environ.

Voila, au final je suis plutôt fière de ce bilan.

C’est un peu rageant par moment de voir notre poubelle se remplir de couches jetables (alors qu’il n’y a quasiment que ça dedans !) mais nous nous sommes adaptés à nos besoins et capacités du moment.

J’ai évidemment fait des recherches et essais de couches jetables les « moins pires » à mes yeux (je refuse de dire « les plus clean », car ça ne peut pas être un produit clean), et j’ai retenu en priorité les Naty (que je trouve à monoprix) et les Change Now que je commande en ligne.

Et je n’abandonne pas totalement l’idée des couches lavables : j’ai commencé à repérer des culottes d’apprentissage lavables, pour la phase (j’espère bientôt) de transition vers le pot / les toilettes !

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